DANS LA PEAU D'UN CADREUR
En tant que cadreur j’ai apprécié l’étude des angles de vue que nous pouvions emprunter. L’espace offre une infinité de possibilités et le cadreur, concentré sur ce qui se trouve dans le champ du viseur, doit également prêter attention au hors champ... Balayer du regard la salle tout
en évitant des gestes trop brusques qui déstabiliseraient la prise. Il suffit de lever un peu plus le bras ou de se placer un peu plus à gauche pour capter une image totalement différente. Jouer sur la moindre composante
(placement des danseurs ou de la caméra, éclairage, son, …) peut faire toute la différence! Une bonne communication avec les danseurs est aussi essentielle pour expliquer ce que nous recherchons en terme d’image, tout en laissant une marge de liberté au mouvement. Et tenir une caméra…. La petite, dont on est familier ou la grande, celle des pros qui donne l’impression qu’on captera toute la salle avec son gros viseur ? Le toucher de cet appareil procure une sensation particulière mais l’usage des deux est indiscutablement complémentaire. Nous découvrons donc petit à petit la technique de cadrage qui, par la curiosité et l’intuition, produira à coup sûr de très beaux effets!
DANS LA PEAU D'UN DANSEUR
Ayant commencé les cours cette année, je ne peux qu’être à chaque pas, plus surprise et épanouie. D’un passé de danseuse en moderne jazz, j’apprends avec la danse contemporaine à explorer l’espace et le mouvement, à être non seulement en harmonie avec la musique mais aussi (et surtout) avec les autres et moi-même. A travers l’atelier, nous avons répété une phrase chorégraphique mais aussi dansé librement pendant les « périodes creuses » (lors des réglages, du changement de groupe, des pauses,…). Un sentiment de liberté immense m’envahissait. Pour une personne timide, il peut être difficile de se lancer sur la piste, d’appréhender les regards et de se tester en recherchant de nouveaux enchainements, en prenant conscience de son corps et de l’espace. Se délier le
temps d’une danse de tout le monde extérieur, n’être qu’avec les autres et qu’avec soi dans cette « bulle chorégraphiée », fait qu’on oublie toutes ses inquiétudes. Car la danse m’aide aussi à travailler sur moi, sur mon rapport avec autrui, sur l’attention que je prête à mon intuition, ma créativité… Mélange de sentiments forts, parfois contradictoires qui me fait avancer toujours plus…
J’attends donc le prochain atelier avec beaucoup d’enthousiasme et avec une certaine impatience. D’autres pourront témoigner sur leur expérience de cet atelier et ces feedbacks vous donneront surement envie de suivre nos travaux dans le temps. Pour les prochains, j’illustrerai de photos notre chronique sur la Pièce Montée. Nous aurons ainsi exploré un assortiment d’arts composites (vidéos, danse, image, mot) pour communiquer sur ce beau projet!